Il y a des décisions fondatrices qui définissent une génération. En mai 2023, trois chercheurs français — Arthur Mensch, Guillaume Lample et Timothée Lacroix — quittent simultanément leurs postes dans les labos les plus cotés du monde, Google DeepMind et Meta AI, pour lancer Mistral AI depuis Paris avec 105 millions d'euros levés avant même d'avoir sorti leur premier modèle. Aucun d'eux n'avait besoin de prendre ce risque. Tous trois en ont ressenti la nécessité.
La trajectoire de Mistral AI est l'une des plus spectaculaires de la French Tech. En moins de dix-huit mois d'existence, la startup a sorti plusieurs modèles qui rivalisent techniquement avec GPT-4 sur des benchmarks de raisonnement, adopté une stratégie open source assumée qui lui vaut la confiance de l'écosystème développeur mondial, et levé 1,1 milliard d'euros auprès d'Andreessen Horowitz, Salesforce Ventures et General Catalyst. La pépite française s'est imposée comme LE modèle de ce que peut être une startup deeptech à impact continental, capable de jouer dans la cour des plus grands sans perdre son âme.
Ce qui distingue Mistral des autres scale-ups françaises, c'est la combinaison rare d'une excellence scientifique de premier plan et d'une vision commerciale claire. La plateforme "La Plateforme" — l'interface B2B de Mistral — permet aux entreprises de toute taille d'accéder aux modèles via API, avec des tarifs compétitifs et une infrastructure 100 % européenne. Pour les startups et PME françaises qui veulent intégrer l'IA dans leurs produits, Mistral est aujourd'hui l'option la plus logique : performante, accessible, conforme, et portée par une fierté nationale qui résonne dans tout l'écosystème.
